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Prieuré de Bouche d'Aigre

Le Prieuré Saint Jean Saint Paul de Bouche d’Aigre est ce qui reste  d’un ancien monastère de l’ordre de Saint Benoît qui dépendait de l’Abbaye de la Sainte Trinité de Thiron Gardais, petit village situé à environ 50 km de là.

Il y avait une centaine de prieurés qui dépendaient de cette abbaye dont l’un des premiers construits fut celui de Bouche d’Aigre en 1117 sous le règne de Louis VI le Gros, roi de France.

Le Prieuré de Bouche d’Aigre est un des seuls qui subsiste encore, après avoir subi des transformations importantes au XVIème et au XIXème siècle.

Durant les guerres de religion, l’imposante église (60m sur 25m) fut brûlée; il en subsiste le chœur dont les colonnades furent reliées par un mur pour former une chapelle transformée plus tard en remise.

Accolé à l’église il y avait un cloître dont il ne reste rien.

L’actuel Prieuré de Bouche d’Aigre consiste aujourd’hui en l’ancienne demeure du prieur qui fut restaurée au 19ème.

La façade Ouest est la plus intéressante ; en effet au début du XVIème siècle l’abbé Louis de Crevant, abbé de l’église de la Trinité à Vendôme était une personnalité reconnue et s’intéressait beaucoup à l’architecture ; c’est lui qui imprima sa marque à l’époque de François 1er et qui fit construire cette façade typiquement renaissance française.

La tour du XIIème, remaniée au XVIème, la cheminée imposante et 3 fenêtres du XVIème sont les éléments les plus anciens. L’architecte Edmond Radet qui mena la restauration  en 1870 voulu garder cet esprit et transforma les autres fenêtres sur ce modèle ancien. On remarquera certains signes de la royauté : la salamandre de François 1er, l’hermine d’Anne de Bretagne…

La grande fenêtre à deux vantaux la plus proche de la tour est très intéressante ; sur l’appui la séparant de la fenêtre supérieure on remarque l’écusson de la famille de Crevant (écartelé d’azur et d’argent) timbré d’une mitre et d’une crosse d’abbé.

De la frise se détachent deux médaillons représentant Louis XII et Anne de Bretagne.

L’imposante souche de cheminée est composée de briques et de pierres ; elle est couronnée d’une  série de flambeaux accotés de dragons contournés. Sur sa face principale se détache un médaillon représentant François 1er ; celui en dessous montre la salamandre.

Sur la façade sud, sur l’Aigre, existait un moulin que M. Radet préféra démolir afin de remettre la tour en valeur en découvrant un demi pignon à redans qui lui est accolé et une petite tourelle d’angle en poivrière.

Les bâtiments claustraux prolongeaient le pignon nord, ils furent abattus au XIXème car ils étaient en trop mauvais état ; ce pignon n’a jamais était terminé, en effet les travaux furent interrompus par la 1ère guerre mondiale ; la restauration resta donc inachevée.

Autre événement historique important : le bombardement par les Américains de la ligne de chemin de fer qui traverse la propriété  en 1944.

A cette occasion les toitures furent détruites puis réparées grâce aux dommages de guerre.  Les vitraux brisés ont été remplacés par de simples vitres ce qui permet d’avoir plus de clarté à l’intérieur.

Les moines vécurent dans le Prieuré jusqu’à la Révolution, date à laquelle il fut vendu à un capitaine de l’armée napoléonienne Mr Guérineau de Lamérie.

Sa petite fille épousa Ludovic du Faur de Pibrac qui entama les travaux de rénovation qui furent poursuivis par son fils Albert à la fin du XIXème.

C’est dans cet esprit de conservation et de rénovation de ce patrimoine que l’actuel propriétaire Max de Pibrac vit en ces lieux, fidèle à la devise de sa famille « multa renascentur » : tout renaît.

Les extérieurs du Prieuré sont ouverts au public chaque année du 1er Juillet au 9 Août de 9 h à 15 h


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Site internet: www.bouchedaigre.fr

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