Search

Information

Filtre
  • Aurèle Daviau

    AURELE  DAVIAU

    Gilbert AMARY, Maire honoraire, Philippe GASSELIN, Maire de Romilly sur Aigre, les membres du Conseil Municipal

    et de nombreux Romillons ont assisté aux obsèques de Monsieur Aurèle DAVIAU, Maire honoraire.

    Monsieur Aurèle DAVIAU a été conseiller de mars 1971 à septembre 1974

    1er adjoint de septembre 1974 à mai 1987

    Maire de mai 1987 à mars 2001
    Portrait d'Aurèle

    Hommage rendu à Monsieur Daviau décédé le 9 octobre 2013, lors de ses obsèques le 15 octobre 2013

    Monsieur le Maire honoraire, monsieur Daviau, Aurèle. Vous me permettrez, je pense, de vous appeler ainsi encore aujourd’hui, et de vous vouvoyer. Vous m’aviez dit, à plusieurs occasions, quand nous travaillions ensemble, Gilbert, « tu me tutoies ». Je n’ai jamais pu. Pourquoi ? Je ne sais pas. Probablement en raison du respect, aujourd’hui bien ignoré, que l’on doit avoir vis à vis de ses aînés.

     A ce sujet, Jacques Malet, le sous-préfet qui vous  a remis la médaille d’honneur  régionale, départementale et communale en octobre 2001, a dit, en substance, dans son discours : « A Romilly, on respire, on sent, le respect qui existe entre les générations et les élus y sont pour quelque chose».

    Paroles diplomatiques ?  Langue de bois ? Je suis certain du contraire.

    Quand vous avez décidé en 2001 de « ne pas repartir », ce sont là des termes journalistiques,  vous laissiez derrière vous 30 ans au service de la  commune et de ses habitants.

    30 ans, le tiers d’une vie. Le tiers de votre vie.

    Oui, un tiers de votre vie consacré au service de vos administrés.

    Une vie commencée en 1971, vous ne vous attendiez sans doute pas à un tel destin, quand vous avez été élu conseiller municipal.

    Une vie poursuivie en 1974, lorsque vous avez été élu à la place de premier adjoint, suite aux élections consécutives au décès de Roger Bellon.

    Enfin une vie de maire à partir de 1987 quand vous avez été élu suite à la démission de Pierre Chesnel. Et ce jusqu’en 2001.

    Etre élu, a fortiori être maire, ce n’est pas une sinécure. Dans cette fonction, on compte plus les coups que les éloges. Et des coups, Aurèle, vous en avez pris, venant d’administrés qui ne voyaient que leur intérêt personnel, là où vous, vous mettiez en avant l’intérêt général. Car, pour vous, être maire, c’était être investi d’une mission de service public. Mission pour laquelle vous avez sacrifié une partie de votre vie familiale et même professionnelle. Je vous vois encore passer devant chez moi, pendant la moisson en laissant votre employé dans les champs, pour vous enfermer à la mairie afin d’étudier des dossiers.

    Etre maire, c’est aussi être disponible. Et disponible, vous l’étiez, en toutes circonstances. On pouvait venir vous voir, vous nous écoutiez attentivement et vos avis étaient de bon conseil. Vous n’hésitiez pas, non plus à mettre la main à la pâte quand c’était nécessaire. Que de fois nous avons vous vu, en compagnie de l’ouvrier communal, passer du désherbant sur les trottoirs.

    Etre à la disposition des administrés, c’était aussi pour vous, les aider quand c’était possible. J’ai le souvenir d’une famille qui n’avait pas d’argent pour acheter une bouteille de gaz afin de réchauffer le biberon du nourrisson et qui avait demandé secours à la mairie. Nous la lui avons apportée, tous les deux, et, plutôt que des remerciements, nous avons eu droit à toute une série de doléances.

    Dans de telles circonstances, vous saviez rester philosophe. Les remerciements, vous ne les attendiez pas. Ce jour-là vous m’aviez dit : « Je n’ai pas été élu pour çà. »

    Devant les doléances, ou pire, devant les attaques verbales, vous saviez rester calme et pondéré. Vous répondiez sans jamais élever  la voix. Ce qui bien souvent suffisait à calmer les plus vindicatifs. Pour vous, il était inutile de se fâcher : en étant diplomate – et vous l’étiez - on pouvait régler la plupart des problèmes. Vous l’avez souvent montré.

    Etre Maire, c’est aussi gérer un budget. Pour vous, Aurèle, avec le budget communal, vous agissiez comme avec votre budget familial. Pas de dépenses superflues, juste les dépenses qu’il fallait, à l’endroit où il les fallait. En un mot, vous étiez économe avec l’argent du contribuable. D’autres diraient, selon l’expression consacrée, que votre gestion était celle d’un bon père de famille.

    Voilà, Aurèle, en quelques traits et quelques minutes (vous n’aimiez pas les grands discours), le portrait, bien incomplet tant votre personnalité était riche, que je tenais à tracer de vous. Nous garderons, en tout cas, moi, je garderai de vous le souvenir, l’image d’un « Honnête Homme » dans le sens qu’on lui donnait au XVIIème siècle où l’ « Honnête Homme » était discret, modeste, généreux, modéré dans ses actes et réfléchi dans ses décisions.

    Gilbert AMARY, Maire honoraire

  • Voeux

    Le Maire et le Conseil Municipal vous adressent leurs

     

     MEILLEURS VOEUX 2014

    Photos des voeux


     

  • Cambriolages

     

    La mairie appelle à la prudence et au respect des règles habituelles de prévention.

    Voir le texte de base.

    prevention

Additional information